La France insoumise et des syndicats dénoncent cette organisation, accusée de soutenir Jean-Michel Blanquer

La France insoumise et des syndicats dénoncent cette organisation, accusée de soutenir Jean-Michel Blanquer

Jean-Michel Blanquer dans l’œil du cyclone. Les révélations de Mediapart (pour abonnés) et de Libération (pour abonnés) sur l’organisation pro-gouvernementale « Avenir lycéen » ont poussé les députés La France insoumise et plusieurs communistes à réclamer, vendredi 20 novembre, une commission d’enquête parlementaire sur le lien entre le syndicat et le « pouvoir exécutif ». Dans la foulée, des syndicats lycéens ont dénoncé samedi une « propagande d’Etat » et une tentative du ministère de l’Education « d’étouffer » la contestation des jeunes, après de nouvelles accusations contre cette organisation.

Le site d’information Mediapart a révélé début novembre que cette structure créée en 2017, qui défend des positions pro-gouvernementales, aurait dépensé une bonne partie des 65 000 euros de subventions reçues en 2019 en frais de bouche, déplacements et autres dépenses dans des bars et hôtels de luxe. « Nous déposons ce soir une proposition de résolution visant à la création d’une commission d’enquête sur l’activité du syndicat Avenir lycéen, ses liens avec le pouvoir exécutif et les actions de contrôle du ministère de l’Education nationale sur ses membres et son action », ont indiqué les élus insoumis.
Après l’article du site d’information, le ministère avait diligenté une enquête administrative sur les subventions accordées à Avenir lycéen et s’était défendu, auprès de l’AFP, de tout favoritisme en assurant que ce syndicat faisait partie des organisations « représentatives ». Dans son article mis en ligne vendredi, Libération assure que cette structure, créée en 2018, « a germé Rue de Grenelle, dans l’entourage proche de Jean-Michel Blanquer, pour servir la communication du ministre, et surtout rompre tout dialogue avec les syndicats lycéens » opposés à ses réformes, notamment celle du bac. Clairanne Dufour, « l’une des fondatrices d’Avenir lycéen », y évoque notamment le souhait du gouvernement de donner « de la visibilité aux élus des instances lycéennes, qu’il estimait plus légitimes ». Mais « j’ai mis du temps à le comprendre, le vrai objectif du ministre était de s’en servir pour exclure les autres syndicats », pointe-t-elle.

L’article affirme également que le numéro 2 du ministère à l’époque, Jean-Marc Huart, était lié aux responsables d' »Avenir lycéen » et que des rectorats participaient à l’écriture de communiqués du syndicat, systématiquement favorables aux réformes du ministère. En réponse à l’article, les syndicats lycéens se sont indignés, la Fidl dénonçant un « dévoiement total de la cause syndicale et une insulte faite aux jeunes dont le ministère aurait organisé l’étouffement de la parole face à des réformes du bac et du lycée catastrophiques ».
Le syndicat MNL voit lui dans Avenir lycéen « une entreprise politique n’ayant pas hésité à manipuler certains de nos jeunes camarades lycéens (…) afin de servir les intérêts du ministre ». Quant à l’UNL, qui avait annoncé une plainte après les révélations de Mediapart, son président Mathieu Devlaminck a assuré sur Twitter qu' »Avenir lycéen » était un « instrument de Blanquer » pour « faire taire » son syndicat. Contacté samedi par l’AFP, le ministère n’avait pas réagi dans l’immédiat.

J’ai vu la création d’#AvenirLycéen, en 2018. C’était un instrument de Blanquer pour faire taire l’UNL, qui était opposée à ses réformes. Si les faits révélés mettent en lumière l’implication de Blanquer, il faut rendre l’argent et démissionner. Quant à nous, lisons @libe. https://t.co/6YZHFKDxkA
— Mathieu Devlaminck (@Mathieu_Devl) November 20, 2020

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